Voyage au Japon : Tokyo stories, une histoire de nouilles

Views across Tokyo skyline towards Mount Fuji

En mai, j’ai fait ce qu’il me plait à savoir un vol plané qui m’a valu une entorse sévère et trois semaines de béquilles, puis 2 voyages aux retours ratés avec des vols annulés. Résultat : 22 heures pour faire Larnaca – Genève et 19 heures pour arriver chez moi au départ de Cluj-Napoca, en Roumanie. Alors quand l’hôtesse m’annonce un upgrade en classe affaire pour mon vol Air France à destination de Tokyo, je me dis que juin sera un meilleur mois. Lire la suite

Liste 2015 : Tu aurais dû être mien!

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Pour ses dessins abstraits, Athene Galiciadis trouve son inspiration dans son sommeil. Aujourd’hui à la galerie Bolte Lang, présente à Liste, l’artiste helvète d’origine grecque présente une série de céramiques nommées « les Sculptures vides ». Elle s’est lancée dans cette nouvelle voie depuis sa maternité récente. Ces vases deviennent le théâtre d’une réflexion personnelle entre le fond et la forme : ne représentent-ils pas au final la vacuité d’un corps féminin qui ne porterait pas d’enfant?

La Zurichoise a remporté en 2011 le prix mobilière young art. Elle a présenté une de ses amies, Claudia Comte, à cette galerie qui la représente dorénavant aussi. Déjà l’année dernière, je rêvais d’une sculpture taillée à la tronçonneuse par l’artiste installée à Berlin. Aujourd’hui, j’imaginais un de ses cubes en Plexiglas chez moi. Hélas, tout est parti en quelques heures. Le prix? 10’000 sfr.- C’est décidément une galerie à suivre.

LISTE 2015 : Aneta Grzeszykowska, la Cindy Sherman polonaise

courtesy of Raster gallery, Warsaw
courtesy of Raster gallery, Warsaw

Sur la table de la galerie  Raster de Varsovie, un ordinateur, un café froid, des catalogues des différents artistes de l’exposition en cours et un lourd album photo familial. On passerait devant sans y prêter garde si le titre n’était pas en arabe.

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courtesy of Raster gallery, Warsaw

A l’intérieur le récit photographique du voyage en Iran de l’artiste polonaise Aneta Grzeszykowska. La tête recouverte d’un foulard rose, elle sillonne parmi les édifices historiques des grandes villes iraniennes en compagnie de sa fille et s’installe peu à peu au sein d’un quotidien iranien. Celui d’autres femmes.

courtesy of Raster gallery, Warsaw
courtesy of Raster gallery, Warsaw

Depuis des années l’artiste revisite l’album familial parfois en s’extirpant elle-même des image. Ici, elle devient la figure central de son travail à l’instar d’une Cindy Sherman mélancolique.