VENISE : La Biennale Arte 2015 – Les 16 fraises du Palazzo Falier

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Il y a 16 ans, j’assistais au mariage de Servane une amie de mon internat à Thonon Les Bains. Elle épousait un vénitien pur souche. Depuis, elle vit dans la demeure familiale de sa belle famille, le Palais Falier, sis sur le Grand Canal. Elle a 4 enfants.

En ce premier jour de biennale, je reconnais de mon vaporetto son balcon. Lire la suite

VENISE : La Biennale Arte 2015 – Les Giardini pardi !

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Ce vendredi 8 mai, à 17h, la Suisse organise un cocktail pour célébrer son Pavillon et l’artiste suisse allemande Pamela Rosenkranz. On reconnait le conseiller fédéral Alain Berset, la directrice de l’OFC Isabelle Chassot mais aussi le directeur de la haute école d’art et de design de Genève, Jean-Pierre Greff. A l’heure des discours, les gens chuchotent tout en sirotant un prosecco semi frais. Je retrouve Laurence Bernard, la galeriste du Quartier des Bains et l’un des frères Chapuisat qu’elle avait exposé en 2014. Lire la suite

VENISE : La Biennale Arte 2015 – du cocktail artgenève au lapsus de la Punta della Dogana

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Enfin je visite cette fichue Biennale d’art de Venise. La Mostra de cinéma je la connais en long, en large et même en travers mais c’est une première pour sa version « art contemporain ».

Jusqu’au 9 mai, la biennale et la Sérinissime tirent le tapis rouge aux professionnels et VIP. Chaque palais y va de son cocktail, de sa fête privée ou de son dîner exclusif. On garde forcément en mémoire la Fondation Prada et son ponton qui s’est affaissé le soir même du vernissage de son exposition emportant dans les eaux vaseuses du Grand Canal des sommités de l’art contemporain.

J’arrive le 8 mai, il est 11 heures et après 30 minutes de tourni coti tourni coton dans les dédales du quartier du Rialto je retrouve enfin les organisateurs de la foire helvète d’artgenève au Palazzo Bru Zane. Sur l’invitation, il est écrit « cocktail ». En la relisant plus attentivement, il y est précisé que le cocktail sera précédé d’une lecture de Tom McCarthy (écrivain adoubé par le milieu de l’art) suivi d’un débat modéré par Spike Art Quartely. Vous avez dit soporifique ? Certes, je suis novice et grand public mais dans la salle, l’audience semble sensibilisée par les propos de l’auteur anglais. « Un coup de maître, m’expliquera Pierre Geneston de la galerie Xippas à Genève. C’est fort de la part d’artgenève d’organiser en pleine biennale une conférence aussi pointue. » Heureusement le wifi du palais était libre d’accès…

Après une heure de conférence et d’emails envoyés, on rejoint les jardins et le bar où une coupe de Ruinart me fait chavirer de bonheur. Le soleil est à son zénith autant éviter l’ébriété couplé d’un coup de soleil. Doit-on rappeler qu’à Venise le sol tangue constamment ?

Je me barbouille les dents d’encre de seiche relevée d’un zeste de citron dans un restaurant typique du Rialto et rejoins en vaporetto la Punta della Dogana. En marge de la biennale, l’établissement propose « Slip of the Tongue », une exposition conçue par l’artiste Danh Vo et la commissaire Caroline Bourgeois, actuellement conseillère auprès de François Pinault. Le bâtiment se trouve à l’extrémité du quartier de Dorsoduro et sépare le Grand Canal du Canal de la Giudecca. En juin 2009, cet édifice symbole de la ville datant du XVIIème siècle, a rouvert ses portes au public, venant compléter l’offre culturelle de Palazzo Grassi, lieu d’exposition et siège de la François Pinault Foundation. Impossible de réellement comprendre le message de la mise en scène que cette exposition souhaite transmettre mais la déambulation parmi les bas reliefs « Cri du cœur » de Nancy Spero, la sculpture en polyuréthane noir de Fischli & Weiss ou encore la « Muse endormie » de Brancusi vaut le détour sans parler de la découverte du lieu même.

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Adoubé par le milieu de l’art, Danh Vo fait siéger ses œuvres à peu près dans toutes les salles. Ce dernier assemble et désassemble les périodes historiques mais aussi les cultures les entrechoquant dans un même bloc. Il découpe ainsi une sculpture médiévale en six parties et place chaque morceau dans une valise aux dimensions maximales admises par la compagnie Easyjet. Un humour teinté de poésie et de sens pratique. De salle en salle, on découvre une cartographie amicale avec la présence notamment de son amie Nairy Baghramian qui a prêté le titre à l’expo : « Slip of the Toungue ».