Les 150 ans du Beau-Rivage de Genève

Le grand hôtel invite ses anges à souffler 150 bougies d’histoire. Durant l’été, les portes d’une exposition et celles d’un « cabinet de curiosités » s’ouvrent au public. 

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« On se croirait à Downton Abbey », entend-on chuchoter. Pour les 150 ans du Beau-Rivage de Genève, le public a accès durant l’été à un véritable voyage dans le temps. L’exposition retrace les grands moments de l’hôtel mais aussi les détails de son quotidien encore jamais révélés comme des menus ou des listes de prix datant de 1899. Le dîner s’orchestrait jadis de façon protocolaire avec une précision du timing à faire défaillir un maître horloger.

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Des vieilles photos qui sommeillaient dans les malles du grenier – on le sait les grands-mères gardent tout – sont époussetées pour l’occasion. La famille Mayer, propriétaire depuis cinq générations des murs a accumulé les souvenirs. Ainsi, dans le « cabinet de curiosités », que je mets entre guillemets car il s’agit d’un bureau ouvert sur demande au public, on recense objets, courrier, livre d’or mais aussi les premiers plans de l’hôtel ou des clichés d’outre temps permettant de lever le voile sur un style de vie passé.

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Tandis que les convives triés sur le volet sirotent une coupe de champagne lors du vernissage de l’exposition qui s’est tenu jeudi dernier, des anges déambulent dans les couloirs de l’établissement. La robe opaline d’une duchesse se froisse lors de son passage sans que nous ne la remarquions pour autant. La voilà rejoignant le septième ciel.

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Depuis 1865, l’établissement cinq étoiles reçoit des têtes couronnées, des personnalités de la politique ou du show-business. On imagine ces derniers transformer ce palace en paradis sur mesure et jouer au Bridge, le petit-déjeuner une fois consommé.

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L’histoire avec un grand H a pris le thé ici que ce soit avec l’excentrique Maharadja de Patiala, Thomas Giereck Masaryk venu signer l’acte constitutif de la Tchécoslovaquie en 1918 ou Eléonor Roosevelt, qui présida à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1947.

La suite de Sissi
La suite de Sissi

Parmi ces fantômes,  Sissi. L’impératrice a rendu son dernier soupire dans sa suite alors qu’on venait de la poignarder sur le pont du Montblanc en 1898. Tout Genevois connait cette anecdote et a pu laisser libre court à son imagination. Personnellement, comme j’ai le don de mélanger les informations, j’ai toujours cru qu’il s’agissait de Romy Schneider, l’actrice qui l’incarnait tous les Noël sur le petit écran. Et j’étais sûre que cette dernière faisait partie intégrante de ma famille. En tous les cas, je l’adorais car, à chaque fois, que je la voyais je recevais le même jour des montagnes de cadeaux. Je dois préciser qu’à cette même époque, je croyais aussi que Louis de Funès et Salvador Dali étaient mes oncles.

Beau-Rivage Genève, 13 quai du Mont-Blanc, 1201 Genève, Suisse. tel: 0041 22 716 66 66, info@beau-rivage.ch

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