« L’Arabe du futur » et mon instinct maternel…

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Voilà un mois que je lis les deux tomes de Riad Sattouf, « L’Arabe du futur ». Il faudrait à une personne normalement constituée pas plus de trois heures pour dévorer les planches de l’auteur des « Beaux Gosses ». Mais je crois que mon instinct maternel s’est enfin réveillé (à 39 ans = il était temps) et me voilà à craquer littéralement devant le baby Sattouf aux cheveux dorés. Alors je ne lis pas plus de quelques pages par jour pour faire durer le plaisir.

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Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile.

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En 1984, la famille déménage dans la Syrie d’Hafez al-Assad. ils rejoignent le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, et donc pointé du doigt comme étant forcément un juif donc ennemi de la nation), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle avec en prime une maîtresse d’école voilée (mais en mini jupe) qui prend plaisir à frapper violemment les mains de ses élèves à coups de bâton tout en leur faisant apprendre par coeur des passages du Coran. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur. Le voyage coloré dans les entrailles des souvenirs de l’auteur font forcément écho aux événements contemporains d’une Syrie. Un pays devenu entre temps celui de Bachar al-Assad et squatté par Daech. On se dit, avec un peu de recul, que plus de claques auraient dû être distribuées jadis pour éviter cette guerre interminable.

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L’Arabe du futur a reçu le prix RTL BD de l’année 2014, le Prix BD Stas/Ville de Saint-Etienne, 2014 et le Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album du Festival international de la Bande Dessinée d’Angoulême 2015. A emporter avec soi dans sa valise.

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