New York Fashion Week : tea time au Plaza et le défilé Rodebjer en dessert

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Ce matin, j’ai repassé le « September Issue » du magazine Vogue en espérant le caser dans ma valise déjà prête à exploser. Finalement, j’ai opté pour une autre solution: arracher les 900 pages de pub que contient cette édition avec Beyoncé en couverture pour sauver l’essentiel: une dizaine de feuillets.

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En début d’après-midi, direction le Palm Court du Plaza de New York, sur Central Parc. L’heure du tea time commence dès 14h chez les Américains ce qui tombe bien puisque je dois enchainer avec le défilé d’une créatrice suédoise. Le serveur me remplit une flûte de Moët et Chandon rosé. Mon menu ? Le « champagne tea » à 105$. L’ambiance sophistiquée me plait surtout quand je comprends que les palmiers qui nous entourent sont réels. Comment diantre font-il pour survivre sans lumière naturelle ?

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Le Palm Court a été restauré pour préservé sa grandeur d’origine. 6.5 millions de dollars plus tard, l’ambiance rappelle les folles années Gatsby. Enfin celles que F. Scott Fitzgerald a pu imaginer.

wpid-20150911_165741.jpgLové au creux d’un fauteuil, je présente le wrap de lobster à son voisin, le timide foie gras posé sur son toast brioché. La salade de crabe est agrémentée, elle, d’huile de truffe et se pavane fièrement sur un bretzel.

wpid-20150911_164342-1.jpgCôté sucré, les scones me donnent l’accent britannique et l’éclair à la vanille de Tahiti me rappelle que j’ai un abonnement de fitness quelque part dans mon appartement à Genève et que ce serait une bonne idée de le retrouver à mon retour.

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Au moment d’engloutir un Paris-Brest gonflé de testostérone et sa sympathique complice, la tarte tatin, je caresse inconsciemment une de mes fesses prévoyant déjà l’accueil de cet excès de douceur. Le serveur m’observe du coin de l’œil et me sert une nouvelle coupe. Il a raison, la vie est courte.

En sortant un brin pompette, j’évite de justesse mon reflet dans un miroir et file sur la 5ème avenue héler un taxi : direction le sud de Manhattan.

Mari Giudicelli, Chargaux
Mari Giudicelli, Chargaux

Il est déjà 17h. Dans le quartier de Soho, un loft au cinquième étage de la rue Mercer. Des filles canons s’éventent un verre de Perrier à la main. L’air est moite à cette période de l’année dans la Big Apple. Le défilé printemps-été 2016 de Rodebjer va commencer mais pour nous faire patienter un musicien crache un de ses poumons dans un saxophone.

 Enfin, des RP (toujours très débordées) nous invitent à rejoindre le petit escalier en colimaçon. Sous les combles, un catwalk improvisé et deux rangées de bancs. Ma place est assise au premier rang. Je suis contente, j’ai pu recevoir l’invitation une fois encore grâce à la boutique genevoise La Muse.

Courtney Trop, Christina Caradona, Serena Goh
Courtney Trop, Christina Caradona, Serena Goh

Carin Rodebjer a commencé par dessiner des tenues pour ses copines à Stockholm avant de débarquer dans le milieu fashion de la Grosse Pomme. Aujourd’hui, la styliste suédoise collabore avec l’artiste et illustratrice Liselotte Watkins qui lui imprime ses tissus pour cette saison. La collection met en avant l’interprétation personnelle du mouvement et de la liberté de la créatrice tout en jouant avec des couches superposées. Les tenues définies comme intemporelles sont destinées à la catégorie des femmes sophistiquées qui n’ont pas peur de marcher perchées sur des talons compensés. Côté matière, on retient le lin froissé qui s’associe sans prétention au coton et à la soie des blouses fluides.

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Des franges et rubans ajoutent un soupçon d’espièglerie octroyant une dimension architecturale au vêtement. Les tons, eux, se déclinent dans une gamme chromatique simple pour une sortie de jour comme de nuit.

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D’ailleurs, il fait bientôt nuit. J’applaudis vite fait et dévale les 5 étages avant d’être prise au piège par toutes les invitées sur stilettos.

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J’ai rendez-vous pour un cocktail sur le rooftop du Wythe, l’hôtel branché de Williamsburg. En route, je croise Emmanuelle Alt, la rédactrice en chef du Vogue Paris depuis 2011. J’adore son style vestimentaire toujours décontracté et, entre deux défilés, je trouve cool de la voir s’imprégner des tendances new yorkaises en se promenant toute curieuse dans les rues de Brooklyn.

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Je n’ose pas lui dire que j’ai massacré le matin même le Vogue USA d’Anna Wintour pour qu’il entre dans ma valise. Il y a des secrets qu’il faut savoir garder pour soi. Mais j’aurais dû lui avouer préférer sa couverture à elle. Car une chose est sûre, cette rentrée sera french un point c’est tout.

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