The Peninsula Bangkok: The King and I (mais aussi Isabelle Adjani)

PBK Poolblue 2Le roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej fête ses 88 ans à l’heure où je pose les pieds à Bangkok. Le monarque de santé fragile, passe le plus clair de son temps confiné dans un hôpital délaissant son palais, résidence de la dynastie Chakri au cœur du vieux Bangkok. 
J’ai lu quelque part que 92% des Thaïlandais vivant aujourd’hui, sont nés, et ont vécu toute leur vie sous le règne du roi Bhumibol qui a fêté cette année ses 69 ans de pouvoir. Couronné en 1950 sous le nom dynastique de Rama IX, le roi est considéré par beaucoup comme un demi-dieu.

Mon taxi traverse les rues semi déserte de la capitale. Aujourd’hui c’est un jour férié en son honneur. J’aurais aussi pu rejoindre le Peninsula en hélicoptère façon « Le Meilleur des mondes » d’Aldous Huxle car l’hôtel possède un héliport sur son toit à 151 mètres de hauteur, mais voilà, je ne suis pas un personnage de science-fiction.

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Au moment où je pense avoir raté une fois de plus ma carrière, je découvre ma chambre, pardon, ma suite, sise au 32e étage. A cette période de l’année, à savoir début décembre, le tarif d’une chambre double commence à 300sfr.-. Sur un coussin : mes initiales brodées à la main. « Un souvenir à ramener chez vous », me dira-t-on plus tard. L’hôtel a été classé numéro 1 dans le monde par le magazine « Travel and Leisure » en 2003. Il se situe au coeur de l’ancien Siam dont l’esprit traditionnel survit sur les rives du fleuve Chao Phraya alors qu’un peu plus loin, la ville tentaculaire se dresse à la verticale avec ses gratte-ciel et ses rues animées.  Ma chambre a une vue exceptionnelle sur le fleuve et à peu près sur toute la ville.

En vidant mon sac à dos qui m’accompagnera durant trois semaines (j’ai encore la prétention de penser que je suis une routarde), je me dis que je ne suis ni une reine ni un personnage de science-fiction mais que je n’ai pas à me plaindre.

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Je descends au lobby où m’attend la directrice marketing de l’établissement à côté d’un sapin de Noël tout droit arrivé du Canada. Je suis invitée à découvrir le Sunday at the Pen, le brunch dominical. Au menu, un pianiste flanqué de deux autres musiciens mais aussi des huitres et du homard importés d’Australie, des crêpes au canard laqué du Mei Jiang qui reçoit depuis 8 ans le titre de meilleur restaurant chinois de Thaïlande. La coupe de champagne Deutz accompagne, elle, les coquilles Saint Jacques au chorizo en plat principal. Le tout pour environ 65 sfr.-

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Après une glace « fumigène », je commence mon tour de l’établissement en guise de promenade digestive. L’idée, quand on atterrit en Asie, est simple: il faut vaincre son jetlag dans un environnement douillet. J’ai bien une liste de temples (Wat) à visiter mais je vais d’abord commencer par un crochet à la piscine  pour célébrer ses 88 mètres de long. On dira ce que l’on veut, lézarder est un métier en soi. Le staff déborde de gentillesse et va jusqu’à proposer de nettoyer mes lunettes de soleil.

PBK The Pool
En remontant, rouge écrevisse, dans ma chambre je tombe sur la boutique Jim Thompson de l’hôtel. Sacré bon sang, le Jim Thompson ? J’ai cherché sa dépouille dans la jungle malaysienne il y a 4 ans ! Cet Américain, entré dans les services de renseignements militaires (l’OSS),  a été envoyé en Thaïlande en 1945.  A la fin de la guerre, il se passionne pour la soie tissée à la main et fait fortune (je résume un peu). L’homme d’affaire a une réputation sulfureuse :  ami des Kennedy, on dit qu’il était aussi un agent secret de la CIA, qu’il baignait dans le trafic d’opium et… qu’il parlait couramment le dragon, langue  disparue suite à l’extinction de ces gentilles bêtes. Oui, au fil des années, tout le monde a rajouté son grain de sel au curriculum de ce brave monsieur. Reste que c’est en 1967 qu’il se serait volatilisé lors d’un séjour chez des amis dans les Cameron Highlands. Pfouit.

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Il est 16h, je me pince fortement les joues pour ne pas m’endormir. Direction la maison thaïlandaise de ce Jim Thompson qu’il  a fait construit en 1959 au bord d’un canal. L’occasion de découvrir sa collection  de céramiques chinoises du XIX ème siècle, ses lions khmers du Xème siècle, ses tapisseries birmanes et son jardin d’acacias. Sur le chemin du retour, je me laisse glisser à bord d’un bateau sur le fleuve connu comme étant un épicentre dynamique du commerce et de la culture depuis le XVe siècle et m’imprègne des sites historiques de la ville. On passe devant le Wat Kalayanamit (qui abrite le plus grand Bouddha assis en intérieur de Thaïlande) et le Wat Pho doré (où se trouve un Bouddha couché) avant d’arriver devant le Wat Arun à la tombée de la nuit.

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Le Peninsula Bangkok abrite l’une des collections les plus éclectiques d’œuvres d’art contemporaines, le fruit de 25 artistes venus de huit pays d’Asie du Sud-Est. Une  chance de découvrir le travail d’artistes locaux que ce soit dans le lobby, le spa, les restaurants ou les chambres. Pour les amateurs d’art, le Centre d’art et de culture de Bangkok (BACC) et le Musée d’art contemporain (MOCA), qui a ouvert ses portes à Chatuchak il y a trois ans,  sont deux adresses à ne pas rater.  Parmis les galeries indépendantes, la nouvelle galerie-café GOJA présente les œuvres d’artistes émergents locaux et internationaux.

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Le soir venu, après un traitement spa revigorant durant lequel je me suis laissée tamponner le corps avec un assortiment d’herbes réunies dans un torchon chauffé à la vapeur, je rejoins l’Atelier de Joël Robuchon au MahaNakhon CUBE. Le maître de la cuisine française moderne avec ses 28 étoiles Michelin a ouvert un restaurant gastronomique à Bangkok après Las Vegas, Londres, Monaco et Tokyo. Une adresse épicurienne pour les globe-trotteurs gourmands à ne pas rater car ici, les ingrédients locaux s’incorporent pour des déclinaisons de saveurs asiatiques, comme par exemple la caille fourrée au foie gras légèrement sucrée-salée avec sa marinade de sauce soja.

Côté shopping: rendez-vous dans le quartier Siam où se trouve le Parangon mais aussi à l’Em District. Le tout nouveau complexe commercial à 20 milliards de bahts abrite les marques comme Alexander Wang et Van Cleef & Arpels.

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Et maintenant que je suis sur le point de clore mon post, vous devez-vous dire mais pourquoi diantre parle-t-elle dans son titre d’Isabelle Adjani ? Et bien c’est simple. En thai, je sais dire deux choses: « bonjour » et « merci » sauf que je mélange les deux. Ce qui donne dès le petit-déjeuner :

– Voici votre assiette de fruits

– Bonjour!

(suivi dans ma tête d’un « Je ne suis pas folle vous savez! » en référence au sketch de Florence Foresti qui imite Adjani habitée chez Ruquier.) Bon….  pour mieux comprendre, je vous laisse retrouver la video sur youtube. Je vais boire un café avec Ted l’ourson.

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