Zanzibar : Les épices de Stone Town et son paradis, le Park Hyatt

Dernière étape de mon voyage en Tanzanie : le Park Hyatt, véritable havre de paix au coeur de Stone Town, la tumultueuse ville de pierre du Zanzibar.

20150818_135752_resized


Le Zanzibar situé au large de la Tanzanie se réfère comme l’une des perles de l’océan indien. Nombreux sont les jeunes mariés qui passent leur lune de miel dans ce paradis turquois. Une adresse idyllique aussi pour les aficionados de plongée et de kite surf. L’île forme depuis le 26 avril 1964 la Tanzanie avec le Tanganyika mais garde son propre président. Stone Town sert de capitale pour l’archipel qui comprend aussi l’île de Pemba.

Park Hyatt Zanzibar-Bahari Terrace-Suite_Terrace

Contrairement au reste de la Tanzanie, lorsqu’on déambule dans les ruelles du centre ville, on se frotte à une histoire empreinte par le passage des arabes, des anglais, des portugais. On se laisse charmer par le fort portugais, la cathédrale, les mosquées, les portes décorées, les ruelles, le palais des merveilles, le harem du Sultan, les bains, le port.

20150818_164057-1-1_resized

Le Zanzibar se trouve sur la route de l’or et de l’encens reliant l’Egypte, le Yemen et l’Inde. Se rajoutent la soie, les épices. Au gré des siècles, l’île attire la convoitise des Portugais, des Indiens, des Sultans d’Oman.

20150820_132340_resizedDes dédales de la capitale aux plages cristallines des environs, on s’imprègne durant 48 heures des sonorités magiques de cette partie de l’île en déposant ses valises au Park Hyatt. L’établissement a ouvert ses portes au printemps 2015 et profite d’une situation géographique unique en plein coeur de la ville, inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Avec son jardin d’Eden et sa vue dégagée sur l’Océan Indien, ce cinq étoiles devient rapidement un havre de paix doré apprécié du voyageur en quête de calme.

20150818_153040-1_resized

20150819_065100_resized

Park Hyatt Zanzibar Dining Room Terrace

On dédie une journée aux senteurs et aux saveurs des mille épices qui poussent sur cette riche terre. Avec l’avènement du Sultan arrive une vague d’Omanais. Cette élite implante la culture des clous de girofle qui deviendra une manne financière importante pour l’archipel. Une découverte des épices est proposée par l’office du tourisme au départ de Stone Town. On quitte la ville pour pénétrer à une heure de là dans une plantation. On sent, on palpe, on goûte la cardamome, le poivre, le curcuma, la cannelle, la muscade, les feuilles de curry.

20150819_105037_resized

20150819_103735-1_resized

20150819_103331_resized

20150819_105324-1

Chaque plante rehausse la cuisine locale comme le cumin qui se retrouve dans un plat épicé indiens. Ces plantes et fruits possèdent aussi des vertus médicinales. De retour, en ville, on s’arrête volontiers au marché pour ramener des épices, des savons et des parfums avant de siroter un café à la cardamome vendu au Forodhani market.

20150819_110454-1_resized

20150819_121500-1_resized

A la fin de la journée, on se laissera enduire le corps lors d’un massage au spa Anantara du Park Hyatt. Le Zanzibar spice journey, c’est 90 minutes de voyage durant lequel on vous tamponne le corps avec un ensemble d’épices bâillonnés dans un torchon ferme et chauffé à la vapeur avant de vous badigeonner d’une huile à la vanille et à la citronnelle. On ferme les yeux et on se laisse emporter au rythme du chant du muezzin qui appel ses croyants à la dernière prière. Pendant ce temps, monsieur aura réalisé quelques brasses dans la piscine transparente en plexiglas.

Park Hyatt Zanzibar Pool

Park Hyatt Zanzibar Lobby (2)

Park Hyatt Zanzibar-Bahari Terrace-Suite_Bedroom (1)

De sa chambre, on découvre en toile de fond, la plage et le soleil qui plonge dans l’Océan Indien. On se prélasse ensuite au bar pour siroter un cocktail devant le défilé de boutres en bois rehaussés d’une grande voile blanche triangulaire. Ces dhows ramènent les pêcheurs chez eux. Dans son assiette, leurs crustacés rehaussés d’épices par les soins du chef.

20150818_180731_resized

Le lendemain, on se perd à nouveau dans les dédales de cette cité tournée vers la culture orientale pour y découvrir un autre pan de l’histoire. A la place de l’église anglicane se trouvait jadis le marché aux esclaves. Cette traite augmentait en parallèle à l’essor du commerce. Il faut attendre 1871 pour que le troisième Sultan interdise la vente d’esclaves et ce à la demande des autorités coloniales britanniques. L’histoire de la ville est aussi marquée par des épidémies comme celle du choléra et par une guerre éclaire anglo-zanzibarienne le 25 août 1896. Elle ne durera que 30 minutes.

wpid-20150821_111248.jpgL’île est majoritairement musulmane, les africaines se voilent les cheveux de tissus parfois colorés, le kanga, sorte de paréo local mais nombreuses sont celles qui sortent couvertes de leur bui bui. Un manteau noir en swahili similaire au niqab. Elles longent, fantomatiques, les ruelles. Les portes encore richement ornées des maisons sont marquées par la tradition architecturale importée d’Inde et du Moyen-Orient. Et voilà, à un croisement de ruelle, un enfant qui pousse un pneu de vélo avec une baguette et qui vous saluera au passage d’un « Jambo » chaleureux.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s